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	<title>I4CE</title>
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	<description>Institute for Climat Economics</description>
	<lastBuildDate>Fri, 26 Sep 2025 08:20:14 +0000</lastBuildDate>
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	<title>I4CE</title>
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	<item>
		<title>Une décennie d&#8217;engagement pour l&#8217;économie du climat</title>
		<link>https://staging.i4ce.org/decennie-engagement-economie-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sacha Poree]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 08:20:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito de la semaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette année marque une étape importante pour I4CE : nous célébrons notre 10ème anniversaire. L’Institut a été lancé l'année de l'adoption de l'Accord de Paris, et notre mission était claire dès le départ : promouvoir des politiques efficaces, efficientes et équitables pour la transition climatique. Depuis lors, nous avons axé notre analyse économique sur les politiques publiques, en mettant l'accent sur l'évaluation des besoins d'investissement et des options politiques pour la transition. Notre ambition a été de faire avancer le débat public sur le climat à l'aide « de faits et de chiffres », en promouvant les plans d'investissement à long terme comme un outil essentiel pour concrétiser les ambitions politiques. Au fil des ans, nous avons appliqué cette approche à un nombre croissant de domaines politiques, et élargi notre champ d'action géographique de la France à l'Europe et à l'international.  </p>
<p>L’article <a href="https://staging.i4ce.org/decennie-engagement-economie-climat/">Une décennie d&rsquo;engagement pour l&rsquo;économie du climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://staging.i4ce.org">I4CE</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette année marque une étape importante pour <strong>I<span style="color: #ff0000;">4</span>CE</strong> : nous célébrons notre 10ème anniversaire. L’Institut a été lancé l&rsquo;année de l&rsquo;adoption de l&rsquo;Accord de Paris, et notre mission était claire dès le départ : promouvoir des politiques efficaces, efficientes et équitables pour la transition climatique. Depuis lors, nous avons axé notre analyse économique sur les politiques publiques, en mettant l&rsquo;accent sur l&rsquo;évaluation des besoins d&rsquo;investissement et des options politiques pour la transition. Notre ambition a été de faire avancer le débat public sur le climat à l&rsquo;aide « de faits et de chiffres », en promouvant les plans d&rsquo;investissement à long terme comme un outil essentiel pour concrétiser les ambitions politiques. Au fil des ans, nous avons appliqué cette approche à un nombre croissant de domaines politiques, et élargi notre champ d&rsquo;action géographique de la France à l&rsquo;Europe et à l&rsquo;international.  </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous célébrons notre première décennie dans un contexte géopolitique qui a considérablement changé depuis 2015. L&rsquo;impact sur l&rsquo;ambition et les progrès en matière de transition climatique est évident, en France, en Europe et à l&rsquo;échelle internationale. Dans le même temps, les effets dévastateurs du changement climatique sont de plus en plus présents. En ces temps difficiles, il est encore plus nécessaire de continuer à informer le débat public sur ce que la transition climatique signifie pour les ménages, les entreprises et les différents secteurs. Il est tout aussi nécessaire de mettre en lumière les conditions nécessaires à la réussite de la transition, notamment la combinaison de politiques publiques et d&rsquo;investissements.  </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au cours des dix dernières années, nous avons continuellement renforcé notre expertise, dans le but d&rsquo;accroître la pertinence politique de nos travaux, en mettant à disposition des données et des analyses pour éclairer les choix politiques. Nous avons développé des collaborations à tous les niveaux de gouvernance, établi un réseau solide d&rsquo;organisations partageant les mêmes idées et renforcé la confiance dans nos relations avec les décideurs. Nous avons pris note de l&rsquo;impact de nos initiatives phares sur le débat public, notamment sur les besoins d&rsquo;investissement dans le domaine climatique et les coûts de l&rsquo;adaptation.  </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est sur cette base solide que nous restons pleinement engagés à tracer la voie pour les investissements dans la transition climatique à venir. Nous remercions tous nos partenaires et notre lectorat croissant pour leur intérêt et leur soutien.  </p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://mailchi.mp/i4ce/decennie-engagement-economie-climat" class="external_link " target="_blank">Lire la newsletter</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: 24px;">10 ans en 2 minutes</span></h2>
<div class="embed-container"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/1v7yYXHrerA" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: 24px;">Pour en savoir plus </span></h2>
<p>Si vous voulez en savoir plus sur les travaux d&rsquo;<b><strong>I<span style="color: #ff0000;">4</span>CE</strong>,</b> nous sommes ravis de vous présenter des vidéos de nos partenaires enregistrés à l&rsquo;occasion de nos 10 ans : </p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.youtube.com/playlist?list=PL6Iv34LC5vzqm2GBqT1m9q207CUhNw_cq" class="external_link " target="_blank">Voir les vidéos</a></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Stratégie énergétique : remettre le décret en haut de la pile</title>
		<link>https://staging.i4ce.org/strategie-energetique-remettre-decret-haut-pile-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sacha Poree]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 07:49:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://staging.i4ce.org/?p=70285</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'absence de visibilité sur la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie, prisonnière de jeux politiques, handicape les filières françaises et notre souveraineté. Matignon doit réagir dès maintenant, estime Benoît LEGUET. PPE3 : derrière cet acronyme se cache la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie, c'est-à-dire la feuille de route énergétique de la France. Elle établit sur la décennie à venir les actions concrètes de l'Etat pour l'ensemble des formes d'énergie, le carburant de notre économie.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;absence de visibilité sur la troisième programmation pluriannuelle de l&rsquo;énergie, prisonnière de jeux politiques, handicape les filières françaises et notre souveraineté. Matignon doit réagir dès maintenant, estime Benoît LEGUET.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>PPE3 : derrière cet acronyme se cache la troisième programmation pluriannuelle de l&rsquo;énergie, c&rsquo;est-à-dire la feuille de route énergétique de la France. Elle établit sur la décennie à venir les actions concrètes de l&rsquo;État pour l&rsquo;ensemble des formes d&rsquo;énergie, le carburant de notre économie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle donne aux acteurs économiques un peu de visibilité, leur permet d&rsquo;orienter leurs investissements, de former ou recruter, et de s&rsquo;inscrire dans <a class="sc-1q3ut16-0 gBTVAV" href="https://www.lesechos.fr/monde/europe/climat-les-europeens-ont-lavenir-de-laccord-de-paris-entre-leurs-mains-2187267" target="_blank" rel="noopener">la trajectoire de neutralité carbone de la France à horizon 2050.</a> Ce document technique en apparence et le décret qui l&rsquo;accompagne se retrouvent dans le contexte politique actuel au cœur des tensions, réelles ou supposées, entre objectifs climatiques, souveraineté énergétique et compétitivité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/strategie-energetique-remettre-le-decret-en-haut-de-la-pile-2188170" class="external_link " target="_blank">Lire la suite dans Les Échos</a></p>
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		<item>
		<title>Adaptation : +4°C mais combien d&#8217;euros ? </title>
		<link>https://staging.i4ce.org/adaptation-quatre-degres-mais-combien-euros-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sacha Poree]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 08:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito de la semaine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://staging.i4ce.org/?p=70191</guid>

					<description><![CDATA[<p>Canicules, feux de forêt, le contexte politique et social de cette rentrée ne doit pas faire oublier l’été que nous venons de passer. Les effets du changement climatique s’accélèrent et impactent plus souvent et plus durement les territoires. Aussi, les politiques d’adaptation doivent conserver toute leur place dans la feuille de route du nouvel exécutif. Un débat constructif est possible sur les voies et moyens d’avancer alors qu’aucune force politique n’en questionne les finalités : qui pourrait s’opposer à ce que les élèves puissent apprendre dans des écoles où il ne fait pas 35°C, à ce que nos centres-villes soient moins étouffants, ou à ce que les pompiers disposent des moyens nécessaires pour faire face aux feux et aux inondations ? </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Canicules, feux de forêt, le contexte politique et social de cette rentrée ne doit pas faire oublier l’été que nous venons de passer. Les effets du changement climatique s’accélèrent et impactent plus souvent et plus durement les territoires. Aussi, les politiques d’adaptation doivent conserver toute leur place dans la feuille de route du nouvel exécutif. Un débat constructif est possible sur les voies et moyens d’avancer alors qu’aucune force politique n’en questionne les finalités : qui pourrait s’opposer à ce que les élèves puissent apprendre dans des écoles où il ne fait pas 35°C, à ce que nos centres-villes soient moins étouffants, ou à ce que les pompiers disposent des moyens nécessaires pour faire face aux feux et aux inondations ? </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il n’y a pas de temps à perdre, les travaux que nous <a href="https://staging.i4ce.org/publication/adapter-france-quatre-degres-moyens-besoins-financements-climat" target="_blank" rel="noopener" data-cke-saved-href="https://staging.i4ce.org/publication/adapter-france-quatre-degres-moyens-besoins-financements-climat">publions aujourd’hui</a> montrent que, si les moyens publics pour l’adaptation ont connu une nette augmentation dans la période récente, l’année 2025 laisse entrevoir des premiers signaux d’alerte sans perspective d’amélioration à court terme. Pourtant, la dynamique est là : un comité interministériel sur l’adaptation était prévu à l’automne ; une matinée est consacrée à l’adaptation des entreprises en ce moment même au ministère de l’économie. Les dossiers sont sur la table. Il revient au nouveau gouvernement de s’en saisir au vol, dès sa prise de fonction.  </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans l’immédiat, c’est la question du budget qui devrait occuper le nouvel exécutif. Pour nourrir ce débat, à l’aune du changement climatique, nous identifions un socle de besoins incontournables, pour accompagner les collectivités et acteurs privés, pour adapter les investissements programmés, pour améliorer notre capacité de réaction aux crises climatiques. Il faudra être attentif à ce que ces besoins soient intégrés, mais aussi plus largement à ce que <a href="https://staging.i4ce.org/partie-immergee-essentielle-depenses-adaptation-climat" target="_blank" rel="noopener" data-cke-saved-href="https://staging.i4ce.org/partie-immergee-essentielle-depenses-adaptation-climat">l’ensemble des budgets</a> qui, sans le dire, contribuent à nos capacités d’adaptation soient préservés : pouvoir compter sur des bâtiments rénovés, des infrastructures correctement entretenues ou un système de santé robuste sont les fondamentaux de notre résilience.  </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Néanmoins, toutes les réponses en matière d’adaptation ne seront pas toujours consensuelles et méritent d’être discutées : on peut préférer investir pour maintenir coûte que coûte une activité sur un territoire ou à l’inverse vouloir la transformer avec toutes les implications que cela entraine.  Nous proposons, pour éclairer et structurer ce débat, d’apporter des éléments chiffrés fruit d’une veille continue réalisée depuis deux ans. Ce travail a vocation à constituer une référence dans la durée, offrant des repères stables pour guider les choix collectifs. À partir de ces éléments, il revient désormais à chaque formation politique de s’en saisir pour bâtir sa propre stratégie et défendre sa vision d’une France à +4°C. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://mailchi.mp/i4ce/adaptation-plus-quatre-degres-mais-combien-euros" class="external_link " target="_blank">Lire la newsletter</a></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La partie immergée mais essentielle des dépenses d’adaptation</title>
		<link>https://staging.i4ce.org/partie-immergee-essentielle-depenses-adaptation-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sacha Poree]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 04:01:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'analyse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fonds Vert, Fonds Barnier, Agences de l’eau… notre dernière publication recense au niveau national 1,7 milliard d’euros de dépenses publiques directement dédiées à l’adaptation au changement climatique de la France en 2025. Mais s’arrêter là, c’est ne voir que la partie émergée de l’iceberg de l’adaptation. En réalité bien plus de dépenses contribuent significativement à cet [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://staging.i4ce.org/partie-immergee-essentielle-depenses-adaptation-climat/">La partie immergée mais essentielle des dépenses d’adaptation</a> est apparu en premier sur <a href="https://staging.i4ce.org">I4CE</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fonds Vert, Fonds Barnier, Agences de l’eau… <a href="https://staging.i4ce.org/publication/adapter-france-quatre-degres-moyens-besoins-financements-climat" target="_blank" rel="noopener">notre dernière publication</a> recense au niveau national 1,7 milliard d’euros de dépenses publiques directement dédiées à l’adaptation au changement climatique de la France en 2025. Mais s’arrêter là, c’est ne voir que la partie émergée de l’iceberg de l’adaptation. En réalité bien plus de dépenses contribuent significativement à cet objectif sans que cela ne soit toujours visible. Ces dépenses, au moins aussi essentielles, méritent d’être suivies de près en particulier lors des débats budgétaires et dans le contexte actuel.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><span data-contrast="auto">Quand il a été question</span></b><b><span data-contrast="auto"> des moyens qui devront accompagner la mise en œuvre du </span></b><b><span data-contrast="auto">troisième</span></b><b><span data-contrast="auto"> Plan </span></b><b><span data-contrast="auto">n</span></b><b><span data-contrast="auto">ational d&rsquo;</span></b><b><span data-contrast="auto">a</span></b><b><span data-contrast="auto">daptation au </span></b><b><span data-contrast="auto">c</span></b><b><span data-contrast="auto">hangement </span></b><b><span data-contrast="auto">c</span></b><b><span data-contrast="auto">limat</span></b><b><span data-contrast="auto">ique</span></b><b><span data-contrast="auto">, c&rsquo;est principalement la part adaptation du Fonds Vert, la hausse du </span></b><b><span data-contrast="auto">célèbre </span></b><b><span data-contrast="auto">Fonds Barnier pour la prévention des </span></b><b><span data-contrast="auto">risques naturels</span></b> <b><span data-contrast="auto">et les moyens de la politique de l&rsquo;eau qui ont été au centre de l&rsquo;attention et des discours</span></b><span data-contrast="auto">. C’est encore</span><span data-contrast="auto"> </span><span data-contrast="auto">ces lignes qu</span><span data-contrast="auto">i</span><span data-contrast="auto">, lorsque l’on s’intéresse à l’adaptation,</span> <span data-contrast="auto">vont être au cœur des discussions lors de la présentation du prochain budget</span><span data-contrast="auto"> : les 250 </span><span data-contrast="auto">millions d’euros</span><span data-contrast="auto"> de la part adaptation du Fonds Vert sont-ils toujours là ? L</span><span data-contrast="auto">e Fonds Barnier </span><span data-contrast="auto">est-il maintenu</span><span data-contrast="auto"> à 300 </span><span data-contrast="auto">millions d’euros</span><span data-contrast="auto"> ? </span><span data-contrast="auto">Q</span><span data-contrast="auto">uel plafond de recettes est </span><span data-contrast="auto">posé </span><span data-contrast="auto">imposé </span><span data-contrast="auto">aux </span><span data-contrast="auto">A</span><span data-contrast="auto">gences de l’eau</span><span data-contrast="auto"> </span><span data-contrast="auto"> ? </span><span data-contrast="auto">C</span><span data-contrast="auto">omment évoluent les moyens des opérateurs de la Mission Adaptation ?</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><span data-contrast="auto">Il est vrai que, mis bout à bout,</span></b><b> </b><b><span data-contrast="auto">ces dispositifs </span></b><b><span data-contrast="auto">constituent une enveloppe significative –</span></b><span data-contrast="auto"> que nous évaluons à 1,7 milliard</span><span data-contrast="auto"> d&rsquo;euros en 2025 – directement dédiée à la mise en œuvre d’actions d’adaptation aux impacts du changement climatique : de végétalisation des villes, de rénovations de cours d’écoles, de mise en œuvre de mesures de prévention des inondations, de renaturation de rivières ou de sécurisation des captages d&rsquo;eau potable. Leur devenir est donc essentiel et à surveiller de près.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><span data-contrast="auto">Mais s’arrêter là, c’est ne voir que la partie émergée de l’iceberg </span></b><b><span data-contrast="auto">de l’adaptation </span></b><b><span data-contrast="auto">quand la part la plus importante des moyens </span></b><b><span data-contrast="auto">qui font une différence </span></b><b><span data-contrast="auto">se situe sous la surface. </span></b><span data-contrast="auto">Ce ne sont alors plus un, ni même deux ou trois milliards d’euros que nous identifions mais plusieurs dizaines de milliards dépensés chaque année qui ont des co</span><span data-contrast="auto">&#8211;</span><span data-contrast="auto">bénéfices aujourd’hui avérés, quoi</span> <span data-contrast="auto">que souvent non explicités, en matière d</span><span data-contrast="auto">’adaptation.</span> <span data-contrast="auto">On peut notamment citer : </span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-setsize="-1" data-leveltext="" data-font="" data-listid="5" data-aria-posinset="1" data-aria-level="1"><b><span data-contrast="auto">1</span></b><b><span data-contrast="auto">.</span></b> <b><span data-contrast="auto">L</span></b><b><span data-contrast="auto">es</span></b><b><span data-contrast="auto"> </span></b><b><span data-contrast="auto">moyens dédiés à l&rsquo;anticipation des risques naturels</span></b><b><span data-contrast="auto">, </span></b><b><span data-contrast="auto">à la gestion des évènements climatiques quand ils surviennent</span></b><b><span data-contrast="auto"> et à la prise en charge des dommages</span></b><b><span data-contrast="auto">.</span></b><span data-contrast="auto"> Les moyens de la sécurité civile, nationaux avec par exemple la flotte aérienne de bombardiers d&rsquo;eau mais aussi locaux avec les quelques 256 000 sapeurs-pompiers sur le terrain, sont par exemple une dimension incontournable de la réponse aux risques climatiques. Les </span><span data-contrast="auto">moyens </span><span data-contrast="auto">de ces politiques (5,9 </span><span data-contrast="auto">mds€/an</span><span data-contrast="auto"> pour cet exemple de la sécurité civile), déjà vitaux dans un monde sans changement climatique, le sont encore plus dans une France qui se réchauffe, avec une saison des feux plus longue, qui concerne plus de départements et des incendies plus violents.</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:708}"> </span></li>
</ul>
<p><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:708}"> </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-setsize="-1" data-leveltext="" data-font="" data-listid="5" data-aria-posinset="1" data-aria-level="1"><b><span data-contrast="auto">2</span></b><b><span data-contrast="auto">.</span></b> <b><span data-contrast="auto">L</span></b><b><span data-contrast="auto">es</span></b><b><span data-contrast="auto"> programmes d&rsquo;investissements existants qui poursuivent des objectifs qui n&rsquo;ont a priori pas directement à voir avec l&rsquo;adaptation mais augmentent mécaniquement la robustesse de l&rsquo;économie quand ils sont bien </span></b><b><span data-contrast="auto">pensés</span></b><b><span data-contrast="auto"> et bien conduits. </span></b><span data-contrast="auto">C</span><span data-contrast="auto">’est-à-dire quand la conception des équipements nouvellement construits ou rénovés tient compte des conditions climatiques futures. Rénover des bâtiments publics</span> <span data-contrast="auto">(</span><span data-contrast="auto">3</span><span data-contrast="auto"> mds€</span><span data-contrast="auto"> en 2024 </span><span data-contrast="auto">pour les bâtiments publics</span><span data-contrast="auto"> locau</span><span data-contrast="auto">x</span><span data-contrast="auto">)</span><span data-contrast="auto"> ou des logements </span><span data-contrast="auto">(</span><span data-contrast="auto">15</span><span data-contrast="auto"> mds€</span> <span data-contrast="auto">en 2024 tous acteurs confondus)</span><span data-contrast="auto"> tenant bien compte du confort d&rsquo;été, moderniser des infrastructures de transport</span><span data-contrast="auto"> (4,2 mds€ en 2024)</span><span data-contrast="auto"> en r</span><span data-contrast="auto">e</span><span data-contrast="auto">haussant les marges de sécurité face aux inondations, réhabiliter des quartiers entiers</span><span data-contrast="auto"> (</span><span data-contrast="auto">900</span> <span data-contrast="auto">M€/an pour le renouvellement urbain)</span> <span data-contrast="auto">en désimperméabilisant les sols et en plantant des arbres… ce sont autant de coups</span><span data-contrast="auto"> </span> <span data-contrast="auto">gagnants pour l&rsquo;adaptation. Il y a quelques années nous doutions fortement que le sujet soit bien embarqué. Il ne l&rsquo;est pas encore systématiquement</span><span data-contrast="auto">. L</span><span data-contrast="auto">es exceptions restent nombreuses</span><span data-contrast="auto">, </span><span data-contrast="auto">tout comme les </span><a href="http://www.i4ce.org/publication/reflexe-adaptation-investissements-publics-pratique-pistes-2025-perspectives-climat/" target="_blank" rel="noopener"><span data-contrast="none">opportunités de faire</span><span data-contrast="none"> mieux</span></a><span data-contrast="auto">). M</span><span data-contrast="auto">ais on peut raisonnablement affirmer que beaucoup de ces investissements ont aujourd&rsquo;hui un bénéfice net en matière d&rsquo;adaptation : des infrastructures modernisées, des bâtiments rénovés ou des quartiers conçus selon les standards les plus récents sont en effet mieux préparés aux aléas climatiques que des réseaux vieillissants, des passoires thermiques ou des tissus urbains dégradés.  </span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-setsize="-1" data-leveltext="" data-font="" data-listid="5" data-aria-posinset="1" data-aria-level="1"><b></b><b><span data-contrast="auto">3. </span></b><b><span data-contrast="auto">S</span></b><b><span data-contrast="auto">trate la plus profonde et donc la moins visible</span></b><b><span data-contrast="auto">,</span></b> <b><span data-contrast="auto">l&rsquo;ensemble des dépenses dans ce qui constitue les fondamentaux de la résilience de toute société</span></b><span data-contrast="auto"> : ses filets de solidarité sociaux, ses infrastructures critiques, son système de santé. Ces dispositifs amortissent les pertes de revenus, sécurisent l’accès aux soins, soutiennent les populations les plus vulnérables et évitent que les catastrophes n’aggravent brutalement les inégalités et se transforment en crises durables, aux conséquences humaines et économiques importantes. Les sciences sociales sont formelles, renforcer ces systèmes c’est accro</span><span data-contrast="auto">î</span><span data-contrast="auto">tre nos capacités à faire face à la variabilité et aux extrêmes du climat, les mettre sous tension c’est au contraire affaiblir nos capacités collectives d&rsquo;adaptation. </span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-70267 size-full aligncenter" src="https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/09/Les-moyens-publics-pour-adaptation-quoi-et-combien_V1-1.jpg" alt="" width="1106" height="930" srcset="https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/09/Les-moyens-publics-pour-adaptation-quoi-et-combien_V1-1.jpg 1106w, https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/09/Les-moyens-publics-pour-adaptation-quoi-et-combien_V1-1-300x252.jpg 300w, https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/09/Les-moyens-publics-pour-adaptation-quoi-et-combien_V1-1-1024x861.jpg 1024w, https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/09/Les-moyens-publics-pour-adaptation-quoi-et-combien_V1-1-768x646.jpg 768w" sizes="(max-width: 1106px) 100vw, 1106px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><span data-contrast="auto">Une conséquence de ce constat est que le suivi des moyens consacrés à l’adaptation ne peut se limiter aux seuls dispositifs dédiés, mais doit porter sur l’ensemble des budgets qui y contribuent. </span></b><span data-contrast="auto">S’il est indispensable de suivre la part spécifiquement fléchée du Fonds Vert, il faut également </span><span data-contrast="auto">suivre</span><span data-contrast="auto"> l’évolution de l’ensemble de ce fonds et, plus largement, les marges de manœuvre dont disposent les collectivités pour rénover leur parc de bâtiments</span><span data-contrast="auto"> ; </span><span data-contrast="auto">on peut suivre les moyens </span><span data-contrast="auto">dédiés</span><span data-contrast="auto"> à la végétalisation mais</span><span data-contrast="auto"> observer</span><span data-contrast="auto"> l’avenir </span><span data-contrast="auto">des programmes </span><span data-contrast="auto">comme ceux de</span><span data-contrast="auto"> l’ANRU</span><span data-contrast="auto"> </span><span data-contrast="auto"> est aussi indispensable </span><span data-contrast="auto">car ils </span><span data-contrast="auto">représente</span><span data-contrast="auto">nt</span><span data-contrast="auto"> une occasion majeure de transformer les espaces urbains où vivent les populations les plus exposées</span><span data-contrast="auto"> ;</span> <span data-contrast="auto">suivre </span><span data-contrast="auto">les</span><span data-contrast="auto"> moyens engagés en matière de prévention des risques ou de sécurité civile </span><span data-contrast="auto">est </span><span data-contrast="auto">aussi </span><span data-contrast="auto">nécessaire</span><span data-contrast="auto"> car </span><span data-contrast="auto">ce sont bien </span><span data-contrast="auto">l’ensemble de</span><span data-contrast="auto"> ces moyens -et pas uniquement </span><span data-contrast="auto">ceux annoncés </span><span data-contrast="auto">récemment </span><span data-contrast="auto">à la suite d’évènements climatiques- </span><span data-contrast="auto">qui</span> <span data-contrast="auto">participent </span><span data-contrast="auto">très directement à l’adaptation et à la résilience. </span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><span data-contrast="auto">Ainsi, </span></b><b><span data-contrast="auto">le</span></b><b><span data-contrast="auto"> budget de l&rsquo;adaptation ne peut en aucun cas se réduire à celui du PNACC ou même du ministère de l&rsquo;Ecologie.</span></b><span data-contrast="auto"> Il est aussi à regarder au ministère de l&rsquo;Intérieur, à celui de </span><span data-contrast="auto">la V</span><span data-contrast="auto">ille, de l&rsquo;Agriculture, de la </span><span data-contrast="auto">S</span><span data-contrast="auto">anté… il est à pister dans les efforts et les priorités de nombreux opérateurs public</span><span data-contrast="auto">s</span><span data-contrast="auto"> et entreprises </span><span data-contrast="auto">de services pu</span><span data-contrast="auto">blics</span><span data-contrast="auto">. </span><span data-contrast="auto">En premier lieu, </span><span data-contrast="auto">lors des débats budgétaires</span><span data-contrast="auto"> à venir :</span><span data-ccp-props="{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-70237 size-full aligncenter" src="https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/09/tableau-iceberg_billet-adaptation_V1.jpg" alt="" width="769" height="684" srcset="https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/09/tableau-iceberg_billet-adaptation_V1.jpg 769w, https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/09/tableau-iceberg_billet-adaptation_V1-300x267.jpg 300w" sizes="(max-width: 769px) 100vw, 769px" /></p>
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		<title>Cap vers 2030 et au-delà : la nécessaire budgétisation de la transition climatique européenne</title>
		<link>https://staging.i4ce.org/cap-2030-au-dela-necessaire-budgetisation-transition-climatique-europeenne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sacha Poree]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 08:26:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito de la semaine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://staging.i4ce.org/?p=70105</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le prochain budget à long terme de l’UE nous mènera jusqu’aux objectifs de 2030, date à laquelle ses émissions de gaz à effet de serre devront avoir diminué de 55 % par rapport à 1990. Il définira également le cadre d’investissement nécessaire à la neutralité climatique du continent, en vue des objectifs pour 2040 en cours de négociation. Ainsi, il y avait de bonnes raisons d’examiner de près la proposition de la Commission européenne pour le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de 2 000 milliards d’euros, dévoilée juste avant la pause estivale. Il s’agissait notamment d’évaluer sa capacité à répondre aux enjeux liés au déficit d’investissement climat européen.  </p>
<p>L’article <a href="https://staging.i4ce.org/cap-2030-au-dela-necessaire-budgetisation-transition-climatique-europeenne/">Cap vers 2030 et au-delà : la nécessaire budgétisation de la transition climatique européenne</a> est apparu en premier sur <a href="https://staging.i4ce.org">I4CE</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L</strong><strong>e prochain budget à long terme de l’UE nous mènera jusqu’aux objectifs de 2030, date à laquelle ses émissions de gaz à effet de serre devront avoir diminué de 55 % par rapport à 1990. Il définira également le cadre d’investissement nécessaire à la neutralité climatique du continent, en vue des objectifs pour 2040 en cours de négociation. Ainsi, il y avait de bonnes raisons d’examiner de près la proposition de la Commission européenne pour le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de 2 000 milliards d’euros, dévoilée juste avant la pause estivale. Il s’agissait notamment d’évaluer sa capacité à répondre aux enjeux liés au <a href="https://staging.i4ce.org/prochain-budget-ue-ouvrir-voie-plan-investissement-transition-climatique/" target="_blank" rel="noopener">déficit d’investissement climat européen</a>.  </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Atteindre les objectifs climatiques de l’UE pour 2030 nécessite un investissement annuel de 842 milliards d’euros dans l’ensemble de l’économie européenne. Le rapport de référence d’<strong>I<span style="color: #ff0000;">4</span>CE</strong> sur l’ « <a href="/?p=69259" target="_blank" rel="noopener" data-cke-saved-href="https://staging.i4ce.org/publication/etat-lieux-investissements-climat-europe/">État des lieux des investissements climat en Europe </a>», constate que nous sommes loin du compte, avec un déficit d’investissement actuel de 344 milliards d’euros. De même, l’Observatoire européen de la neutralité climat (ECNO) conclut, <a href="https://staging.i4ce.org/publication/etat-lieux-progres-union-europeenne-neutralite-climat-rapport-ecno-2025/" target="_blank" rel="noopener">dans son rapport de 2025</a>, qu’un effort supplémentaire est nécessaire pour mettre en place les conditions indispensables à la transition climatique, en particulier en matière de financement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec une architecture repensée du CFP, la Commission envoie un message clair : il faut dépasser le statu quo. Les Plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR) proposés exigeront des États membres qu’ils élaborent des plans de réforme et d’investissement, en cohérence avec les Plans nationaux énergie-climat (PNEC). Cela indique une volonté accrue de faire converger l’ambition politique avec l’évaluation des besoins d’investissement et les plans correspondants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le très attendu nouveau Fonds pour la compétitivité offre une simplification nécessaire du paysage des financements européens. Toutefois, au-delà de la recherche et de quelques instruments prometteurs, la taille du Fonds reste limitée au regard de ses ambitions. Le recul de l’Europe dans la production de technologies propres et la nécessité d’accélérer la décarbonation de son industrie exigent davantage d’efforts.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors que les États membres et les institutions de l’UE s’engagent dans de longues négociations sur le CFP, les besoins d’investissements climats de l’Europe continueront probablement à croître. Si le budget de l’UE ne peut pas constituer à lui seul un choc d’investissement, il peut néanmoins jouer le rôle de fer de lance, en orientant les investissements nationaux et privés vers les secteurs clés de la transition écologique. La capacité à concrétiser ce potentiel dépend désormais des États membres. </p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le prochain budget de l&#8217;UE peut-il ouvrir la voie à un plan d&#8217;investissement pour la transition climatique ?</title>
		<link>https://staging.i4ce.org/prochain-budget-ue-ouvrir-voie-plan-investissement-transition-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Amélie Fritz]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 09:50:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'analyse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://staging.i4ce.org/can-the-next-eu-budget-point-the-way-to-an-investment-plan-for-climate-transition/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 16 juillet dernier, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a annoncé un budget européen de 2 000 milliards d’euros adapté à une « nouvelle ère », qui devrait être mis en œuvre pour une période de sept ans à compter de 2028.  Tandis que les observateurs de l’UE à Bruxelles et ailleurs s’efforçaient de digérer les nombreuses propositions législatives qui ont suivi cette annonce très médiatisée, certains détails méritent une attention particulière, notamment en ce qui concerne la réduction du déficit d’investissement climat européen. </p>
<p>L’article <a href="https://staging.i4ce.org/prochain-budget-ue-ouvrir-voie-plan-investissement-transition-climatique/">Le prochain budget de l&rsquo;UE peut-il ouvrir la voie à un plan d&rsquo;investissement pour la transition climatique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://staging.i4ce.org">I4CE</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 16 juillet dernier, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a annoncé un budget européen de 2 000 milliards d&rsquo;euros adapté à une « nouvelle ère », qui devrait être mis en œuvre pour une période de sept ans à compter de 2028. Tandis que les observateurs de l&rsquo;UE à Bruxelles et ailleurs s&rsquo;efforçaient de digérer les nombreuses propositions législatives qui ont suivi cette annonce très médiatisée, certains détails méritent une attention particulière, notamment en ce qui concerne la réduction du déficit d&rsquo;investissement climat européen. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour atteindre les objectifs climat de l&rsquo;UE pour 2030, il faudrait investir 842 milliards d&rsquo;euros par an dans l&rsquo;ensemble de l&rsquo;économie européenne. Le rapport phare d’<strong>I<span style="color: #ff0000;">4</span>CE</strong>, intitulé « <a href="https://staging.i4ce.org/publication/etat-lieux-investissements-climat-europe/" target="_blank" rel="noopener">État des lieux des investissements climat en Europe</a> », constate que nous sommes loin d&rsquo;atteindre cet objectif et que les dernières propositions budgétaires de l&rsquo;UE ne démontrent pas une volonté claire d&rsquo;utiliser les fonds publics pour rattraper ce retard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Ce billet est écrit en anglais. Retrouvez la suite dans sa version originale.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: 24px;"><strong>Not much bigger &#8211; but better?</strong></span></h2>
<p>While the €2 trillion headline figure might sound significant – and is being pitched by the Commission leadership as transformational – the reality is that it does not represent a major increase in the size of the budget compared to the current period. The new size corresponds to 1.26% of EU Gross National Income (GNI), a modest rise over the current level of 1.12%. With much of the additional funds going to pay back the loans taken to hamper the impact of the Covid crisis, the actual increase is closer to 0.02% of GNI – sure to be contested in negotiations with Member States.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>So, the next budget does not look significantly larger. And with the end of the NextGenerationEU programme in 2026, the EU’s resources to support its growing number of objectives – including the climate transition – look tight. But if the next MFF cannot do more with more, can it, through changes to its structure, do better with less?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: 24px;"><strong>National and Regional Plans &#8211; towards long-term climate investments?</strong></span></h2>
<p>The European Commission’s proposal for the next EU budget includes merging several existing funds – including the CAP and the Cohesion Fund &#8211; into a single instrument: the National and Regional Partnership Plans (NRP plans). This consolidated fund will be divided into 27 national envelopes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>To access this funding, Member States must develop reform and investment plans, addressing also the EU climate targets. <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=COM%3A2025%3A565%3AFIN" target="_blank" rel="noopener">The draft regulation</a> requires Member States to dedicate a specific percentage of their NRP envelope to climate and environmental objectives, while the Commission can set the minimum percentage, based on each country’s progress and projected trajectory.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Member States are also expected to explain how these plans align with the National Energy and Climate Plans (NECPs). A <a href="https://commission.europa.eu/energy-climate-change-environment/implementation-eu-countries/energy-and-climate-governance-and-reporting/national-energy-and-climate-plans_en?prefLang=fr" target="_blank" rel="noopener">recent assessment by the European Commission</a> indicates that full implementation of the NECPs could enable the EU to meet its 2030 targets. Still, current plans often fall short of analysing actual investment needs and lack comprehensive strategies to mobilise both public and private financing.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>To ensure that part of the EU budget envelope is effectively directed toward climate investments, the NECPs should develop into robust climate investment plans. These should not only detail public budget allocations but also outline policies to stimulate private investment – through fiscal incentives, risk mitigation, and regulation. By linking the NRP plans to the NECPs, EU fund allocation could be made conditional on Member States efforts to close the investment gap.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ensuring that these plans are sufficiently robust, and that EU funds are effectively used, will require both building capacity in Member States and strengthened bottom-up scrutiny. National think tanks and research institutions can play a key role in supporting this effort by providing technical expertise and policy guidance. In France, for example, I4CE supports public authorities <a href="https://staging.i4ce.org/publication/panorama-financements-climat-edition-2025/" target="_blank" rel="noopener">estimating climate investment gaps</a> and <a href="https://staging.i4ce.org/publication/financement-transition-marges-manoeuvre-besoin-financement-public-climat/" target="_blank" rel="noopener">advising on funding options</a>, leading to a first multiannual climate financing strategy in France in 2024. Extending this capacity in other Member States would create a common framework for analysing and governing investment plans &#8211; reducing fragmentation and offering EU policy makers a solid basis to assess how effectively budgets support EU climate goals.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: 24px;"><strong>The European Competitiveness Fund &#8211; limited funds demand strategic targeting</strong></span></h2>
<p>After months of anticipation, there is much to welcome in the Commission’s proposal for a Competitiveness Fund. The consolidation of several smaller EU funds promises to simplify the complex EU funding landscape. The launch of new bottom-up calls such as “EU Tech Frontrunners” (to support areas where the EU could build lasting competitive advantage) and “Single Market Value Chains Builder” (focused on onshoring strategic value chains) reflects a more strategic industrial policy approach.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>The Commission also proposes a doubling of the allocation to Horizon Europe, to €175 billion –an overdue boost to the chronically oversubscribed research programme. However, integrating Horizon into the Competitiveness Fund remains contentious. The compromise – where Horizon remains a self-standing programme, but €68.2 billion in collaborative research funding will be managed by the Fund and aligned with its priorities, including €25.3 billion for the clean transition – raises questions around implementation and governance, with responsibility for the Competitiveness Fund spread between the Commission’s Research (RTD) and Industry (GROW) Directorates.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Still, beyond research and a few promising instruments, the Fund’s size remains limited relative to its ambitions. Europe’s weakening position in cleantech manufacturing and the need to accelerate industrial decarbonisation demand more. With just €26 billion dedicated to mature, capital-intensive projects – and a wide scope spanning e-fuels to nature-based business models – the resources will be stretched thin. By comparison, the Innovation Fund alone offers around €4 billion annually for a narrower scope of technologies.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Despite recent calls for a robust green industrial policy, future green industrialisation cannot rely solely on the EU budget. Leveraging national resources – through as-a-service mechanisms, state aid flexibilities, InvestEU, or carbon market revenues – will be critical.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Given scarce resources, it is striking that the Commission’s proposal says little about strategic prioritisation of sectors. The Competitiveness Coordination Tool could help align Member State and EU investments toward high-value sectors, but it is barely mentioned. The Competitiveness Coordination Tool is potentially the vehicle to implement a more ambitious governance framework of green industrial policy at EU level, with a data-driven prioritisation of sectors and closer alignment of national policies to develop a strategy that is able to compete with the largest economies globally.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: 24px;"><strong>The budget battle is just beginning</strong></span></h2>
<p>This proposal is only the starting point for what promises to be a long road to compromise. The Council’s political position at the end of this year will be the first indicator of how difficult the debate may become.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>While Member States negotiate the details, Europe’s climate investment needs will likely continue to grow. The EU budget has an important signalling role – linking investments to NECPs and targeting funds to strategic green sectors – but the bulk of responsibility lies with national budgets and the private sector.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>The MFF proposal sends a clear message: the EU wants to move beyond “business-as-usual,” but lacks the resources to do so at scale. Nevertheless, the design of the new architecture matters. If the EU budget cannot act as an investment shock in itself, it can still serve as the tip of the spear &#8211; guiding national and private investment toward sectors critical for the clean transition. Whether it lives up to this potential now depends on the Member States.</p>
<p>L’article <a href="https://staging.i4ce.org/prochain-budget-ue-ouvrir-voie-plan-investissement-transition-climatique/">Le prochain budget de l&rsquo;UE peut-il ouvrir la voie à un plan d&rsquo;investissement pour la transition climatique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://staging.i4ce.org">I4CE</a>.</p>
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		<title>Les taxes sur les transactions financières et l’avion au secours du développement et du climat</title>
		<link>https://staging.i4ce.org/taxes-transactions-financieres-et-avion-au-secours-developpement-et-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Amélie Fritz]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 09:09:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://staging.i4ce.org/?p=69996</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le débat budgétaire, l’aide publique au développement va être scrutée. Et critiquée. Dispendieuse, déconnectée des préoccupations de nos concitoyens, peu soucieuse de l’intérêt national... Il s’agit pourtant d’un investissement essentiel pour atteindre nos objectifs climatiques. Pour Benoît Leguet, il faut avant tout donner de la prévisibilité budgétaire à notre solidarité internationale.</p>
<p>L’article <a href="https://staging.i4ce.org/taxes-transactions-financieres-et-avion-au-secours-developpement-et-climat/">Les taxes sur les transactions financières et l’avion au secours du développement et du climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://staging.i4ce.org">I4CE</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans le débat budgétaire, l’aide publique au développement va être scrutée. Et critiquée. Dispendieuse, déconnectée des préoccupations de nos concitoyens, peu soucieuse de l’intérêt national&#8230; Il s’agit pourtant d’un investissement essentiel pour atteindre nos objectifs climatiques. Pour Benoît Leguet, il faut avant tout donner de la prévisibilité budgétaire à notre solidarité internationale.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La France doit faire plus de 40 milliards d’économie. François Bayrou l’a encore rappelé le 15 juillet. Dans ce contexte budgétaire inédit, il convient de préserver suffisamment le budget 2026 pour relancer la dynamique d’investissements « climat » en France. Il faut en même temps aider d’autres pays à réduire leurs émissions et à s’adapter au changement climatique, dans notre intérêt bien compris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est l’un des rôles de l’aide publique au développement (APD). Ses modalités de mise en œuvre, son efficience, peuvent être améliorées. Son impact – notamment sur le volet climat – augmenté. Mais les sommes en jeu ne permettront pas de dégager des milliards d’économie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="sc-1qpvwdc-0 sc-zxhdoi-0 kMBnMS iROECy"><strong>Non, l&rsquo;APD n&rsquo;est ni une manne, ni la charité</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’État dépenserait sans compter l’argent des Français à l’international. Les « milliards d’euros » souvent mentionnés dans les débats, aux sources trop rarement précisées, ne sont pourtant pas des dons. Et entretiennent la confusion entre trois grandeurs fondamentalement différentes. Première grandeur, l’activité de l’Agence française de développement (AFD), banque publique dont une bonne partie de l’activité – 13 milliards en 2024 – consiste à prêter de l’argent, sans que cela coûte un centime au contribuable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Deuxième grandeur, (&#8230;)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/les-taxes-sur-les-transactions-financieres-et-lavion-au-secours-du-developpement-et-du-climat-2176970" class="external_link " target="_blank">Lire la suite dans Les Échos</a></p>
<p>L’article <a href="https://staging.i4ce.org/taxes-transactions-financieres-et-avion-au-secours-developpement-et-climat/">Les taxes sur les transactions financières et l’avion au secours du développement et du climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://staging.i4ce.org">I4CE</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quelles perspectives pour le financement de l’action climatique ? De Séville à Belém</title>
		<link>https://staging.i4ce.org/quelles-perspectives-financement-action-climatique-seville-belem-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sacha Poree]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 09:01:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'analyse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://staging.i4ce.org/whats-next-climate-finance-from-seville-belem/</guid>

					<description><![CDATA[<p>With the dust settling from COP29's hard-fought negotiations on the New Collective Quantified Goal (NCQG), attention is shifting to how the climate finance goal will be met. The challenge is how to scale up financing for increasingly connected priorities in a challenging landscape of debt stress and cuts in official development assistance.</p>
<p>L’article <a href="https://staging.i4ce.org/quelles-perspectives-financement-action-climatique-seville-belem-climat/">Quelles perspectives pour le financement de l’action climatique ? De Séville à Belém</a> est apparu en premier sur <a href="https://staging.i4ce.org">I4CE</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><em><strong>Ce billet a été <u data-ogsc=""><a id="OWA69151872-43e5-916e-cb6b-aa0ec96e9efb" class="x_x_OWAAutoLink" title="https://mibc-fr-11.mailinblack.com/securelink/?url=https://odi.org&amp;key=eyJsYW5nIjoiRlIiLCJ1cmwiOiJodHRwczovL29kaS5vcmcvZW4vaW5zaWdodHMvd2hhdHMtbmV4dC1mb3ItY2xpbWF0ZS1maW5hbmNlLWZyb20tc2V2aWxsZS10by1iZWxlbS8iLCJ0b2tlbiI6ImdBQUFBQUJvYlMwWkw4YzRfeVNSbXlSN2R1Tm16dGtmOTNDMG50eFJOaE4tZC1FTlBBX1UwVzJfU3RQTlptLUxhc1ZSRHN3TzVPU2JnTXZVZnRabWF4Tmo3dG9EdkNGYXhXUjNwdmZoMVM2Z09MLWVCZF9IZGZOV2xuUVM0NDdxMXFYOEhITUNoR3gzaV9LRzUyeF85eFp5aHE3X2o5dXhLOC1JYW5CSmoyaWFndXdQMF9lVnVyd3loZndDRXQtWVhmSVJuN05uWlZYWTJZdWNOSHNHYU04TTVvVVQ1SURCbFNCYnNyWGNGU3c2alJfN1pYaEhTZ0dTdjJKeXgybHBCaGJfZ0gzM2hzMnpjWkZFQ0dHdWpWaTNZMzRpZXY0cmc5Tndnb0VXWUpQQl85enRtSWh0Z1lmWk9zMWFZWGpCcC1uTW1yTkxzUkpUIn0=" href="https://odi.org/en/insights/whats-next-for-climate-finance-from-seville-to-belem/" target="_blank" rel="noopener" data-auth="NotApplicable" data-ogsc="blue">initialement publié par ODI Global</a></u></strong></em></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après les négociations difficiles de la COP29 sur le nouvel objectif collectif quantifié (NCQG), l&rsquo;attention se porte désormais sur la manière dont cet objectif de financement climat sera atteint. Le défi consiste à trouver comment augmenter les financements vers des priorités de plus en plus interdépendantes <a href="https://debtnatureclimate.org/" target="_blank" rel="noopener">dans un contexte difficile marqué par des niveaux de dette élevés</a> et la réduction de <a href="https://odi.org/en/about/our-work/donors-in-a-post-aid-world/" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;aide publique au développement</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La récente conférence sur le financement du développement (FfD4) à Séville offre des pistes importantes pour maintenir la dynamique politique sur la voie de la COP30 à Belém. C&rsquo;est la première fois que le processus FfD est étroitement lié aux décisions de la CCNUCC. Le document final du FfD4, <a href="https://docs.un.org/fr/A/CONF.227/2025/L.1" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;Engagement de Séville</a>, va au-delà des précédents résultats FfD (le <a href="https://sustainabledevelopment.un.org/frameworks/addisababaactionagenda" target="_blank" rel="noopener">Programme d&rsquo;action d&rsquo;Addis-Abeba</a>) en intégrant le financement de l’action climat dans le cadre plus large du financement du développement, plutôt que de le traiter comme un volet distinct. Alors que le Programme d&rsquo;action d&rsquo;Addis-Abeba reconnaissait les engagements existants en matière de financement climatique (l&rsquo;objectif de 100 milliards de dollars), l&rsquo;Engagement de Séville appelle activement à la mobilisation de ressources pour sa mise en œuvre. Il s&rsquo;agit là d&rsquo;une évolution significative.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voici les cinq résultats obtenus par le FfD4 en matière de financement de l’action climatique :</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: 24px;">Appel à la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre des décisions de la CCNUCC</span></h2>
<p>L&rsquo;Engagement de Séville établit plusieurs liens avec les processus multilatéraux relatifs au climat, à la biodiversité et à la désertification. Plus précisément en ce qui concerne le financement de l’action climatique, il appelle « à la fourniture et à la mobilisation de moyens de mise en œuvre, dans le prolongement de la CNUCCC et de l’Accord de Paris ». Cela inclut la décision controversée sur les NCQG (<a href="https://odi.org/en/insights/did-cop29-end-with-a-good-new-collective-quantified-goal-decision/" target="_blank" rel="noopener">voir l’analyse d’ODI ici</a>) et les fonds multilatéraux pour le climat liés à la CCNUCC.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le choix des termes est important. En inscrivant l&rsquo;objectif de financement climatique dans le cadre plus large du financement du développement, l&rsquo;Engagement reconnaît que la mobilisation de ressources financières d&rsquo;au moins 300 milliards de dollars d&rsquo;ici 2035 – et leur augmentation à 1 300 milliards de dollars provenant de toutes les sources de financement – sera liée aux discussions sur la réforme de l&rsquo;architecture financière internationale et à la mobilisation accrue des financements privés pour le développement durable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: 24px;">Soutien à la mise en œuvre des CDN et des PNA</span></h2>
<p>Le document final appelle également à un « appui à la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national et des plans nationaux d’adaptation ». Les contributions déterminées au niveau national (CDN) actualisées des pays, ou CDN 3.0, doivent être présentées cette année et devraient être plus ambitieuses que celles de la précédente série, comme le prévoit l&rsquo;Accord de Paris. Le Comité permanent des finances de la CCNUCC a précédemment estimé que <a href="https://unfccc.int/topics/climate-finance/workstreams/needs-determination-report#Second-Report-on-the-Determination-of-the-Needs-of-Developing-Country-Parties" target="_blank" rel="noopener">les besoins des pays en développement pour mettre en œuvre les CDN s&rsquo;élèveraient à 455-584 milliards de dollars par an d&rsquo;ici 2030</a>. Avec l&rsquo;entrée en vigueur des CDN 3.0, l’estimation des coûts pourrait être réhaussée. Le déficit de financement est bien documenté, notamment en matière de financement de l&rsquo;adaptation : il est estimé entre <a href="https://www.unep.org/resources/adaptation-gap-report-2024" target="_blank" rel="noopener">187 et 359 milliards de dollars par an</a>, et a motivé l&rsquo;engagement pris lors de la COP21 de doubler le financement de l&rsquo;adaptation – engagement qui arrivera à échéance cette année.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le soutien à la mise en œuvre des CDN et des PNA nécessitera des financements substantiels, bien supérieurs à l&rsquo;objectif de 300 milliards de dollars fixé par le NCQG. Pour répondre <a href="https://odi.org/en/publications/informing-the-new-collective-quantified-goal-unpacking-cost-estimates-for-developing-countries-needs/" target="_blank" rel="noopener">aux besoins des pays en développement</a>, il est nécessaire de mettre en place des stratégies de financement cohérentes qui utilisent à bon escient les rares ressources concessionnelles, mais qui cherchent également à stimuler la mobilisation des ressources nationales et à favoriser les investissements privés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: 24px;">Le lancement de la feuille de route de Bakou à Belém par la COP30</span></h2>
<p>Afin d&rsquo;atteindre l&rsquo;objectif de 1 300 milliards de dollars, les présidences de la COP29 et de la COP30 élaborent actuellement la feuille de route de Bakou à Belém et le rapport demandé à Bakou. Comme l&rsquo;a <a href="https://www.gov.br/fazenda/pt-br/canais_atendimento/imprensa/notas-a-imprensa/2025/abril/arquivo/brazil-launches-cop30.pdf" target="_blank" rel="noopener">indiqué la présidence brésilienne de la COP 30 à son Cercle des ministres des Finances</a>, cinq domaines prioritaires seront à l&rsquo;ordre du jour du rapport attendu par la COP30 à Belém : la réforme des BMD, l&rsquo;expansion des financements concessionnels et des fonds climatiques, <a href="https://odi.org/en/insights/developing-country-platforms/" target="_blank" rel="noopener">les plateformes pays</a> pour renforcer les capacités nationales, les instruments financiers innovants pour <a href="https://odi.org/en/publications/development-finance-institutions-the-need-for-bold-action-to-invest-better/" target="_blank" rel="noopener">mobiliser les capitaux privés</a> et le renforcement des cadres réglementaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ces domaines d&rsquo;action constituent un effort louable pour aborder certaines des questions clés qui ont façonné les délibérations du NCQG. Parmi celles-ci figure le rôle des finances publiques : faut-il les utiliser pour réduire les risques et mobiliser davantage d&rsquo;investissements privés afin d&rsquo;orienter l&rsquo;économie réelle, ou bien fournir des subventions et des ressources hautement concessionnelles pour des mesures climatiques présentant des caractéristiques d&rsquo;intérêt public ou des rendements monétisables moins certains, <a href="https://odi.org/en/publications/revitalising-finance-for-adaptation-what-role-for-the-multilateral-climate-process/" target="_blank" rel="noopener">par exemple pour l&rsquo;adaptation</a> ? Il sera essentiel de surmonter les contraintes budgétaires dans les pays développés et en développement pour accroître le financement de la lutte contre le changement climatique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: 24px;">Souligner l&rsquo;importance de la transparence dans les rapports sur le financement de l’action climatique</span></h2>
<p>L&rsquo;accent mis par l&rsquo;Engagement de Séville sur la transparence dans la communication d&rsquo;informations sur le financement de l’action climatique fait écho <a href="https://odi.org/en/publications/the-new-collective-quantified-goal-decision/" target="_blank" rel="noopener">aux dispositions en matière de transparence figurant dans la décision sur le NCQG</a>. À partir de 2028, les pays établiront des rapports biennaux sur les progrès collectifs, y compris des rapports spécifiques sur l&rsquo;amélioration de l&rsquo;accès, l&rsquo;équilibre régional du financement climatique et les impacts, les résultats et les effets des flux de financement climatique. La reconnaissance dans le document final de l&rsquo;importance de la transparence démontre une dynamique soutenue visant à suivre non seulement la quantité, mais aussi la qualité des flux financiers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutefois, les progrès dans ce domaine dépendront des informations qui pourront être collectées pour rendre compte d&rsquo;un large éventail de sources de financement. La formulation générale de l&rsquo;augmentation à 1 300 milliards de dollars dans le NCQG provenant de « toutes les sources publiques et privées » soulève une question pertinente quant à la manière dont « tous » les flux financiers privés (mobilisés, catalysés, etc.) pourraient être comptabilisés. <a href="https://unfccc.int/topics/climate-finance/resources/biennial-assessment-and-overview-of-climate-finance-flows" target="_blank" rel="noopener">La saisie des flux financiers privés est depuis longtemps un défi</a>, notamment en ce qui concerne la gestion des aspects liés à la confidentialité et les approches visant à rendre ces informations cohérentes (c&rsquo;est-à-dire à mesurer la même chose), normalisées (c&rsquo;est-à-dire à la même unité, y compris l&rsquo;unité de temps) et agrégées pour évaluation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: 24px;">La route vers Belém</span></h2>
<p>En reconnaissant les défis plus larges – du coût élevé du capital aux niveaux d&rsquo;endettement insoutenables –, l&rsquo;engagement de Séville reflète une prise de conscience politique croissante des réformes structurelles nécessaires pour répondre aux urgences climatique et de l’effondrement de la biodiversité. Pour atteindre les milliers de milliards nécessaires, une coordination à plusieurs niveaux sera nécessaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;ampleur des besoins nous donne une idée du défi à relever, mais les chiffres actuels ont une utilité pratique limitée pour soutenir la mobilisation des financements au niveau national. <a href="https://staging.i4ce.org/publication/billions-millions-estimations-besoins-financement-climat-ere-mise-oeuvre/" target="_blank" rel="noopener">Les estimations doivent aller au-delà des besoins d&rsquo;investissement abstraits</a> et intégrer des considérations relatives au coût du capital, pour aboutir à des plans d&rsquo;investissement détaillés et à des stratégies de financement adaptées aux différentes sources et instruments de financement. Ceux-ci doivent être conçus de manière à minimiser les coûts et à tenir compte des contraintes respectives des acteurs publics et privés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La manière dont les pays traduiront l&rsquo;Engagement de Séville en actions concrètes variera selon les situations nationales. Pour réussir, il faut des cadres politiques qui envoient des signaux clairs et fiables aux acteurs des marchés financiers, c’est-à-dire des signaux qui favorisent la mobilisation des ressources financières. Les pays peuvent concevoir des ensembles de mesures adaptés à leurs besoins et priorités spécifiques, en s&rsquo;appuyant sur des outils issus de la politique budgétaire, de la réglementation financière et de mesures monétaires et non monétaires. En tenant compte d&rsquo;une vision globale de leurs besoins de financement, de leurs politiques nationales et de leurs objectifs de développement durable, les pays peuvent réduire l&rsquo;incertitude pour les investisseurs et renforcer leurs efforts pour attirer et déployer des financements durables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il ne reste que quatre mois avant la prochaine COP. La voie vers la COP30 et la mise en œuvre de la « Feuille de route de Bakou à Belém vers 1.3T » dépendra de si la reconnaissance du climat dans le cadre plus large du développement conduit à une meilleure coordination, ou bien ajoute une couche de complexité supplémentaire à un paysage déjà difficile.</p>
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		<title>Investissements climat en baisse : rebondir au prochain budget</title>
		<link>https://staging.i4ce.org/investissements-climat-baisse-rebondir-prochain-budget-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sacha Poree]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 08:14:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito de la semaine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://staging.i4ce.org/?p=69961</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour la première fois depuis 10 ans, hors crise sanitaire, le montant des investissements « climat » réalisés par les entreprises, les ménages, les collectivités et l’État recule en France. De 5 % entre 2024 et 2023. Et ce montant pourrait stagner en 2025. Dommage, car ce sont nos investissements d'aujourd'hui qui conditionnent notre capacité demain à tenir nos objectifs de réduction d'émissions ou à nous adapter à un climat qui change. Mais derrière le sujet du climat, c’est l’avenir de filières économiques contribuant à notre souveraineté énergétique et industrielle qui est en jeu : dans les énergies bas-carbone, la mobilité propre, ou encore la rénovation des bâtiments.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour la première fois depuis 10 ans, hors crise sanitaire, le montant des investissements « climat » réalisés par les entreprises, les ménages, les collectivités et l’État recule en France. De 5 % entre 2024 et 2023. Et ce montant pourrait stagner en 2025. Dommage, car ce sont nos investissements d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui conditionnent notre capacité demain à tenir nos objectifs de réduction d&rsquo;émissions ou à nous adapter à un climat qui change. Mais derrière le sujet du climat, c’est l’avenir de filières économiques contribuant à notre souveraineté énergétique et industrielle qui est en jeu : dans les énergies bas-carbone, la mobilité propre, ou encore la rénovation des bâtiments.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="x_MsoNormal"><span data-ogsc="rgb(32, 32, 32)" data-olk-copy-source="MessageBody">Le projet de loi de finances 2026 va donc être clé, tant du côté dépenses que du côté recettes. Concilier, dans un numéro d’équilibriste, réduction du déficit d’une part et maintien de la dynamique d’investissement pour le climat – avec des crédits budgétaires et de la fiscalité – d’autre part, n’aura rien d’évident. Nous avançons une trentaine de propositions pour contribuer au débat, ligne budgétaire par ligne budgétaire, secteur par secteur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="x_MsoNormal"><span data-ogsc="rgb(32, 32, 32)">Tout ne se jouera pas dans le budget 2026. Maintenir la dynamique d’investissement, c’est avant tout offrir aux filières de la visibilité et de la stabilité, pour leur donner les moyens de se structurer. Visibilité de moyen et long terme sur les objectifs sectoriels, avec de la réglementation qui ne fasse pas du <em data-ogsc="">stop and go</em> délétère. Le budget 2026 peut néanmoins contribuer à sa part de stabilité. Après une loi de finances 2025 peu amène envers le climat, offrons à la transition écologique <em data-ogsc="">a minima</em> une stabilité budgétaire en 2026. Pas d’année blanche pour le climat, comme l&rsquo;a rappelé Amélie de Montchalin. Et surtout pas de deuxième année noire.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-69903 size-full aligncenter" src="https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/07/Panorama-des-financements-climat-Edition-2025_encadre.jpg" alt="" width="972" height="302" srcset="https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/07/Panorama-des-financements-climat-Edition-2025_encadre.jpg 972w, https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/07/Panorama-des-financements-climat-Edition-2025_encadre-300x93.jpg 300w, https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/07/Panorama-des-financements-climat-Edition-2025_encadre-768x239.jpg 768w" sizes="(max-width: 972px) 100vw, 972px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://mailchi.mp/i4ce/investissements-climat-baisse-budget-plf2026" class="external_link " target="_blank">Lire la newsletter</a></p>
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		<title>Les recommandations d’I4CE pour le projet de loi de finances 2026</title>
		<link>https://staging.i4ce.org/recommandations-i4ce-projet-loi-finances-2026-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sacha Poree]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 05:00:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'analyse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://staging.i4ce.org/?p=69708</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous avons compilé, dans ce billet, l’ensemble des recommandations d’I4CE pour le budget 2026, secteur par secteur.  Des recommandations de court terme, à actionner dès le PLF2026 et qui partent des options qui sont actuellement sur la table, mais aussi des recommandations pour préparer la suite, relancer les moteurs d’investissement et se remettre sur une trajectoire cohérente avec la planification écologique.</p>
<p>L’article <a href="https://staging.i4ce.org/recommandations-i4ce-projet-loi-finances-2026-climat/">Les recommandations d’I4CE pour le projet de loi de finances 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://staging.i4ce.org">I4CE</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mi-juillet, le premier ministre révèlera les premiers grands arbitrages de son gouvernement sur le budget 2026 de la France. On devrait alors en savoir (un peu) plus sur le sort réservé aux dépenses et à la fiscalité qui concourent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à l’adaptation du pays aux changements climatiques. Et sur la manière dont le gouvernement entend concilier réduction du déficit d’une part et maintien de la dynamique d’investissement pour le climat d’autre part. Pour mémoire, le budget 2025 avait été adopté dans la douleur, et avec <a href="https://staging.i4ce.org/etat-enfin-budget-plus-dur-pourtant-venir-climat/" target="_blank" rel="noopener">plusieurs baisses importantes</a> des crédits budgétaires favorables à la transition.  </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span data-contrast="auto">Cette année encore, l’exercice n’aura rien d’évident d’autant plus que, comme le révèle <a href="https://staging.i4ce.org/publication/panorama-financements-climat-edition-2025" target="_blank" rel="noopener">la dernière édition de notre Panorama des financements climat</a></span><span data-contrast="auto">, les investissements climat ont reculé de 5% en 2024 et pourraient stagner en 2025. Hors année COVID, cela fait 10 ans que les investissements climat réalisés par les entreprises, les ménages, les collectivités et l’État n’avaient pas connu de baisse. </span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span data-contrast="auto">Nous avons compilé, dans ce billet, l’ensemble des recommandations d’<strong>I<span style="color: #ff0000;">4</span>CE</strong> pour le budget 2026.  Des recommandations de court terme, à actionner dès le PLF2026 et qui partent des options qui sont actuellement sur la table, mais aussi des recommandations pour préparer la suite, relancer les moteurs d’investissement et se remettre sur une trajectoire cohérente avec la planification écologique.</span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span data-contrast="auto">Ces recommandations sont issues d’une première analyse des dépenses de l’État avec une humble méthode </span><a href="https://staging.i4ce.org/climat-budget-base-zero/" target="_blank" rel="noopener"><span data-contrast="none">développée par <strong>I<span style="color: #ff0000;">4</span>CE</strong></span></a> <span data-contrast="auto">de budget climat base zéro. Son principe est simple : plutôt que de couper les dépenses de ceux qui crient le moins fort, elle invite à poser successivement trois questions pour chaque dépense : l’investissement soutenu est-il le plus utile, le plus rentable collectivement ? Peut-il être soutenu sans avoir recours à de la subvention, par exemple en activant d’autres leviers réglementaires ou fiscaux sur ceux qui ont les moyens d’en supporter le coût ? S’il est nécessaire d’accorder une subvention, comment maximiser l’effet déclencheur de chaque euro public et réduire les effets d’aubaine ? Nous avons appliqué cette grille d’analyse aux dépenses qui concourent à la transition climat mais elle devrait aussi s’appliquer, c’est une évidence bonne à rappeler, à toutes les dépenses et en particulier aux dépenses qui vont à l’encontre de cette transition.</span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: 24px;">De cette trentaine de recommandations faites secteur par secteur, ligne budgétaire par ligne budgétaire, ressortent quatre messages généraux.  </span></h2>
<p><span data-contrast="none">Le premier est particulièrement important à un an des élections municipales, suite auxquelles s&rsquo;amorcera un nouveau cycle d&rsquo;investissement local. C’est concrètement l’an prochain que des milliers d’exécutifs locaux décideront de démarrer – ou non – des opérations structurantes : ici une nouvelle ligne de transports collectifs, là une rénovation d’école pour réduire les émissions et l’adapter aux fortes chaleurs. La manière dont le PLF2026 préservera les capacités d&rsquo;investissements des collectivités, en particulier pour le climat, sera déterminante. Entre couper dans certaines de leurs ressources, et brider leur capacité à s’endetter, il faudra choisir, sous risque perdre sur tous les tableaux. Dans cette équation le montant du Fonds vert n’est qu’un sujet parmi d’autres.</span><span data-ccp-props="{&quot;335559739&quot;:0}"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="TextRun SCXW107076400 BCX8" lang="FR-FR" xml:lang="FR-FR" data-contrast="auto"><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun" data-ccp-charstyle-defn="{&quot;ObjectId&quot;:&quot;ac0262f4-8a9e-5820-b908-2d943c5f7113|1&quot;,&quot;ClassId&quot;:1073872969,&quot;Properties&quot;:}">Deuxièmement, il faut le dire, il est possible d’augmenter l’efficience de la dépense publique, de faire mieux avec l’argent disponible. Il existe encore beaucoup, ou tout du </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">moins trop, de dépenses pour lesquelles les débats se limitent à des centaines de millions en plus ou en moins, alors même </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">que </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">leur efficacité pour le climat est</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun"> discutable</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun"> et pourrait être améli</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">o</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">rée</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">. C’est vrai en particulier pour la forêt, pour l’agriculture, </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">mais aussi </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">pour le</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">s dotations de soutien aux collectivités locales </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">dont les </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">modalités de </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">gestion </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">d</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">evraient</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun"> être revues en profondeur pour être </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">plus </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">efficace</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">s</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun"> sur le terrain.</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun"> C’est vrai aussi pour l’ensemble des programmes d’investissement structurants </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">– </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">d’aménagement, de</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun"> rénovation des bâtiments, de modernisation des infrastructures</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun"> – </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">qui </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">pourraient contribuer efficacement à l’adaptation </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">s’ils</span> <span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">tenai</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">en</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">t</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun"> systématiquement et explicitement </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">compte </span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">du climat futur</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun">.</span><span class="NormalTextRun SCXW107076400 BCX8" data-ccp-charstyle="normaltextrun"> </span></span><span class="EOP SCXW107076400 BCX8" data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}"> </span></p>
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<p><span data-contrast="auto">Mais s’il est possible de faire mieux avec l’argent disponible, il n’est pas possible de relancer la dynamique d’investissement, et encore moins de tenir les objectifs de la planification écologique, avec moins de crédits budgétaires qu’aujourd’hui. C’est le troisième message. L’efficience a ses limites, surtout face à des marchés qui se développent et doivent encore se développer. Certes les Certificats d’économie d’énergie (CEE), qui sont au cœur des discussions cette année, peuvent permettre de soutenir les investissements sans passer par le budget de l’État. Mais cette débudgétisation se heurte à plusieurs limites : l’impact sur la facture des ménages, le volume de CEE qui sera réellement disponible pour prendre le relais des crédits budgétaires, et les incertitudes sur le prix des certificats. Réduire les enveloppes budgétaires et organiser un transfert massif vers les CEE serait un pari extrêmement risqué, à l’image d’un l’alpiniste en pleine ascension qui quitterait un point d’ancrage solide pour se raccrocher à un autre dont la robustesse n’a pas été testée. C’est malheureusement ce qui semble se profiler.</span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}"> </span></p>
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<p><span data-contrast="auto">Enfin l’État ne pourra pas faire l’impasse sur la mise en place, dans et hors budget, de mesures permettant de soutenir la transition tout en contenant ses dépenses publiques. Il devra d’une manière ou d’une autre réduire l’écart de fiscalité entre l’électricité et le gaz, réformer les niches fiscales dont bénéficient les véhicules d’entreprises, mettre en place de quotas nationaux sur les distributeurs de système de chauffage… Et maintenir les principales réglementations existantes, à l’efficacité éprouvée pour stimuler les investissements climat, comme l’objectif de fin de vente de nouveaux véhicules thermiques. La réglementation et la fiscalité sont des leviers de politiques publiques qui font peur, mais si elles sont bien ciblées, si elles reposent sur des acteurs qui ont la capacité d’agir, au moment où ils doivent agir, elles peuvent faire consensus et sont extrêmement efficaces. </span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}"> </span></p>
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<h2><span style="font-size: 24px;">Tableau de synthèse des recommandations</span></h2>
<p style="text-align: center;"><a href="https://staging.i4ce.org/wp-content/uploads/2025/07/PLF-2026-tableau-des-recommandations-I4CE_.pdf" class="pdfemb-viewer" style="" data-width="max" data-height="max" data-toolbar="both" data-toolbar-fixed="on">PLF-2026-tableau-des-recommandations-I4CE_</a></p>
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<h2><span style="font-size: 24px;">Zoom thématiques</span></h2>
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<li><a href="https://staging.i4ce.org/recommandations-i4ce-projet-loi-finances-2026-climat#logements-prives">Logements privés</a></li>
<li><a href="https://staging.i4ce.org/recommandations-i4ce-projet-loi-finances-2026-climat#batiments-etat">Bâtiments de l&rsquo;État</a></li>
<li><a href="https://staging.i4ce.org/recommandations-i4ce-projet-loi-finances-2026-climat#mobilite-individuelle">Mobilité individuelle</a></li>
<li><a href="https://staging.i4ce.org/recommandations-i4ce-projet-loi-finances-2026-climat#infrastructures-transport-report-modal">Infrastructures de transport pour le report modal</a></li>
<li><a href="https://staging.i4ce.org/recommandations-i4ce-projet-loi-finances-2026-climat#Adaptation">Adaptation</a></li>
<li><a href="https://staging.i4ce.org/recommandations-i4ce-projet-loi-finances-2026-climat#Collectivites">Collectivités</a></li>
<li><a href="https://staging.i4ce.org/recommandations-i4ce-projet-loi-finances-2026#Agriculture-et-Alimentation">Agriculture Alimentation</a></li>
<li><a href="https://staging.i4ce.org/recommandations-i4ce-projet-loi-finances-2026-climat#Foret-Bois">Forêt Bois</a></li>
</ul>
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<h3><a id="logements-prives"></a>#Logements privés</h3>
<p><em>Contexte : le programme 135 fixe les autorisations d’engagement de l’État pour l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH), qui délivre plusieurs aides au logement dont MaPrimeRenov’, la plus importante en volume (autour de 3,5 milliards d’euros). Les crédits budgétaires ne sont qu’une des ressources de l’ANAH, qui bénéficie aussi d’une partie des recettes de la vente de crédits carbone (ETS1) et de la vente de certificats d’économie d’énergie (CEE). Dans la loi de finances initiale pour 2025, les autorisations d’engagement pour la rénovation des logements atteignent 2,3 milliards d’euros, en baisse par rapport à ce qui a été dépensé en 2024. En cours d’année, le gouvernement a annoncé la suspension, puis la reprise partielle, du traitement des dossiers MaPrimeRénov’ par l’ANAH. Il augmente par ailleurs les revenus tirés de la vente de CEE par la bonification des CEE obtenus par l’ANAH (coup de pouce pour chaque rénovation d’ampleur)</em></p>
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<ul>
<li>Réformer les Certificats d’Economie d’Energie. Le report d’une partie du soutien budgétaire vers les CEE, financés par les ménages et les petites entreprises au travers de l’obligation portant sur les énergéticiens, dépend de la capacité du dispositif à absorber une offre supplémentaire. La suppression des fiches CEE jugées trop rentables, ainsi que le projet d’augmenter l’obligation annuelle de 25% à partir de 2026, y contribuent.</li>
<li>Maintenir néanmoins les crédits budgétaires. Vu les incertitudes sur les CEE et vu la croissance du marché de la rénovation d’ampleur, il est en effet nécessaire – a minima – de stabiliser les crédits budgétaires à leur niveau actuel. Une récente <a href="https://cae-eco.fr/efficacite-energetique-des-logements-renover-l-action-publique" target="_blank" rel="noopener">étude du CAE</a> chiffre à 8 milliards d’euros le montant annuel des aides à sanctuariser pour rénover efficacement les logements énergivores. En priorisant les aides aux ménages modestes, les pouvoirs publics s’assurent d’obtenir le meilleur effet déclencheur.</li>
<li>Prioriser, dans MaPrimeRénov’ et les CEE, les rénovations les plus rentables collectivement. Ces deux dispositifs subventionnent trois types de rénovations : des rénovations d’ampleur, des changements de chauffage et des gestes d’isolation. En termes de rentabilité collective, les premières sont pertinentes dans les passoires énergétiques et les secondes ailleurs. MPR et les CEE doivent poursuivre la réorientation de leurs financements vers ces deux types de rénovation.</li>
<li>Maintien de l’obligation de rénovation sur les propriétaires bailleurs et du dispositif éco-énergie tertiaire. Ces règlements, qui portent majoritairement sur des ménages et des entreprises capables de les financer, contribuent à mobiliser des fonds privés même en l’absence d’aides publiques.</li>
<li>Mise en place d’un quota sur les distributeurs de chauffages. Pour encourager la transition vers des systèmes de chauffage moins émetteurs, tout en respectant la diversité des contraintes propres à chaque logement et à chaque territoire, les pouvoirs publics pourraient mettre en place un système national de quotas sur les distributeurs de systèmes de chauffage, similaire à celui qui oriente l’offre des constructeurs automobiles</li>
<li>Adopter une trajectoire de réduction de l’écart de fiscalité entre l’électricité et le gaz importé, la première étant aujourd’hui deux fois plus taxée que le second, alors même que la France a l’objectif d’électrifier son économie pour réduire ses importations. Le levier fiscal complète, mais ne se substitue pas, aux aides à l’électrification et à la réglementation.</li>
</ul>
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<h3><a id="batiments-etat"></a>#Bâtiments de l’État</h3>
<p><em>Contexte : les investissements de l’État dans la rénovation de ses bâtiments ne sont pas regroupés dans un programme budgétaire unique, mais ils font l’objet d’un document de politique transversale. Ce dernier estime l’effort en faveur de la rénovation énergétique à 406 millions d’euros dans la loi de finances initiale pour 2025.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>Pour réduire le besoin budgétaire lié à la rénovation énergétique des bâtiments publics, la société publique foncière (en cours de structuration) pourrait y consacrer les revenus de la valorisation et de l’optimisation du parc de l’État</li>
</ul>
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<h3><a id="mobilite-individuelle"></a>#Mobilité individuelle</h3>
<p><em>Contexte : l’action 3 du programme 174 porte les crédits en faveur de l’acquisition de véhicules propres. L’enveloppe correspondante atteignait 1,5 milliard d’euros en 2024. En 2025, avec la suppression de la prime à la conversion et le transfert du leasing social de véhicules électriques vers les Certificats d’économie d’énergie (CEE), l’action ne couvre plus que le bonus écologique pour les véhicules électriques neufs, pour un montant de 496 millions d’euros. Cette enveloppe étant épuisée à mi-année, le bonus a lui aussi été transféré vers les CEE. Reste à voir si ce transfert est temporaire, ou définitif.</em></p>
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<ul>
<li>Renforcer la réglementation sur le verdissement des flottes de véhicules des grandes entreprises, qui sont la clé d’une entrée rapide des véhicules électriques sur le marché de l’occasion à destination des classes moyennes.</li>
<li>La compléter en réformant les différentes niches fiscales sur les véhicules d’entreprises qui bénéficient encore aux véhicules thermiques : déductibilité de l’amortissement des véhicules d’entreprises, indemnité kilométrique, avantage en nature sur les véhicules de fonction.</li>
<li>Poursuivre l’augmentation progressive du malus automobile et maintenir le niveau du bonus pour stabiliser le marché qui stagne depuis la diminution du barème fin 2024. Vu les incertitudes pesant sur les CEE (cf ci-dessus), maintenir le bonus dans le budget plutôt que dans les CEE. Pour rappel, l’esprit initial du bonus-malus consistait à taxer l’achat des véhicules polluants pour aider en contrepartie les ménages à acquérir des véhicules plus propres. Le décalage actuel entre le malus (dont les recettes ont augmenté de 600 millions d’euros entre 2024 et 2025) et le bonus, et son éventuel transfert vers les CEE qui pèsent sur les factures des ménages remettent profondément en cause la philosophie originelle du dispositif.</li>
<li>Sécuriser – dans les CEE désormais – une offre de <em>leasing</em> social de véhicules électriques pour 2026 et 2027. Les objectifs de ce dispositif doivent néanmoins être clarifiés : cible-t-il les ménages les plus modestes contraints de rouler avec de vieux véhicules thermiques (et dans ce cas il faut des mensualités proches de 100€/mois quitte à ne pas soutenir plus de ménages qu’aujourd’hui) ? Ou vise-t-il à massifier le véhicule électrique chez les ménages de la classe moyenne (et dans ce cas le loyer peut-être un peu plus cher et il faut viser bien plus de dossiers qu’en 2025) ?</li>
<li>Sécuriser le calendrier des normes européennes sur les émissions des véhicules neufs et l’interdiction de vente des véhicules thermiques en 2035.</li>
</ul>
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<h3><a id="infrastructures-transport-report-modal"></a>#Infrastructures de transport pour le report modal</h3>
<p><em>Contexte : le programme 203 regroupe les dépenses publiques pour les investissements dans le ferroviaire (principalement), les transports en commun urbains et le réseau cyclable. Il est complété par des aides directes de l’AFITF pour les grands projets d’infrastructure. En 2025, les soutiens programmés s’établissent à 7,9 milliards d’euros, en baisse de 0,5 milliard d’euros par rapport à 2024, notamment en matière de transports en commun urbains. Les ambitions de la France en matière de report modal, traduites en plan d’investissement par le COI en 2023, nécessitent selon I4CE une augmentation conséquente des financements de l’État, de l’ordre de 1 à 3 milliards d’euros par an.</em></p>
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<ul>
<li>Le financement des infrastructures doit suivre une logique de panier, c’est-à-dire que les efforts doivent être répartis sur toutes les ressources existantes plutôt que sur une seule.</li>
<li>Parmi les recettes envisageables figurent les taxes sur les modes de transport émetteurs (taxe de solidarité sur les billets d’avion dont le rendement va baisser en 2025, taxe sur les infrastructures de transport longue distance, réduction de la niche fiscale kérosène), les recettes de la vente des quotas carbone européens, le versement mobilité, le renouvellement des concessions autoroutières…</li>
<li>Les modalités du fonds de concours SNCF peuvent être revues en faveur d’une contribution par voyageur qui toucherait aussi, dans un souci d’égalité, les sociétés concurrentes.</li>
<li>Dans un contexte de forte demande pour le train, notamment entre grandes villes, et de modération tarifaire comparativement au reste de l’Europe pour les transports en commun urbain, les contributions des usagers peuvent augmenter, à condition de moduler leur impact sur les voyageurs les plus modestes.</li>
<li>Le financement des autorités organisatrices reposant dans une large mesure sur les collectivités, le développement des infrastructures de transport collectif repose dans une large mesure sur leur capacité à maintenir un niveau d’investissement important dans les années à venir (cf ci-dessous)</li>
</ul>
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<h3><a id="Adaptation"></a>#Adaptation</h3>
<p><em>Contexte : les crédits budgétaires dédiés à l’adaptation au changement climatique ne sont pas regroupés dans un programme spécifique. Sujet par sujet, on identifie néanmoins des actions au sein des programmes spécifiquement fléchées vers l’adaptation ou qui présentent de forts co-bénéfices : par exemple le programme 181 de prévention des risques (qui porte le Fonds Barnier), le programme 113 pour les dépenses des Agences de l’eau ou encore le programme 161 pour la sécurité civile. Suivre les dépenses pour l’adaptation nécessite aussi de s’intéresser à tous les programmes d’investissement, portés pour d’autres impératifs mais qui sont directement impactés par le changement climatique : la rénovation des bâtiments, des infrastructures de transport ou encore les dépenses liées à la transition écologique des collectivités. Pour ces derniers, il est nécessaire d’en suivre les montants bien sûr, mais aussi – et surtout – la manière dont ils tiennent effectivement compte du changement climatique en s’alignant avec la trajectoire de référence d’une France à +4°C (TRACC). <strong>I<span style="color: #ff0000;">4</span>CE</strong> publiera une analyse des moyens dédiés à l’adaptation en septembre 2025.</em></p>
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<ul>
<li>Mieux accompagner les collectivités locales en dotant la « Mission Adaptation » de moyens (en particulier des ETP) pour garantir sa montée en puissance face aux besoins locaux. Plus globalement, être attentif aux moyens humains et aux synergies entre les opérateurs qui contribuent à l’adaptation (ADEME, CEREMA, ONF, OFB, Météo France, IGN). La légère hausse des moyens enregistrée entre 2020 et 2024 s’est dégradée en 2025.</li>
<li>À minima, préserver les 260M€ d’autorisations d’engagement alloués en 2025 à l’axe adaptation du Fonds Vert</li>
<li>Augmenter les crédits du Fonds Barnier (+150 millions d’euros) pour accroitre les efforts en matière de prévention des risques.</li>
<li>Créer un Fonds Erosion côtière (~100M€) et choisir parmi les propositions avancées, notamment par le CNTC, le mécanisme de financement le plus adapté.</li>
<li>Faire de l’adaptation un critère de performance des crédits budgétaires de certains programmes. Par exemple pour le programme 348 « performance et résilience de bâtiments de l’État » piloté par la Direction Immobilière de l’État.</li>
<li>Ouvrir une discussion au parlement sur les possibilités et l’opportunité de donner une portée normative à la TRACC en se basant sur les préconisations du rapport de l’IGEDD.</li>
</ul>
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<h3><a id="Collectivites"></a>#Collectivités</h3>
<p><em>Contexte : Depuis la sortie du plan de relance, la question des investissements locaux dans la transition climat est abordée avec un prisme budgétaire quasi unique : le Fonds Vert (programme 380). Ce Fonds est en effet devenu le réceptacle des soutiens direct à l’investissement local sur de nombreux objets touchant à l’atténuation et l’adaptation. Les autorisations d’engagement du Fonds Vert ont fortement varié ces dernières années, et ont été divisées par deux en 2025. Il est néanmoins important de garder à l’esprit que le défi de l’investissement local se joue aussi et avant tout ailleurs, dans le partage de l’effort de réduction des dépenses publiques et du déficit entre État et collectivités locales. C’est l’objet de la Conférence financière des territoires initiée par le gouvernement pour préparer le PLF 2026</em></p>
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<ul>
<li>Veiller, au sortir de la conférence financière des territoires et dans sa traduction dans le PLF 2026, à une contribution des collectivités locales à la réduction des déficits publics qui ne soit pas pénalisante pour l’investissement local. D’autant plus que les nouveaux exécutifs issus des élections locales de 2026 vont rapidement définir leurs nouvelles opérations d’investissement. Il faudra en particulier préserver l’autofinancement des collectivités, et leur donner de la prévisibilité sur les ressources dont elles disposeront. Pour rappel, les dépenses publiques des collectivités doivent augmenter de l’ordre de 11 milliards d’euros entre 2024 et 2030 en moyenne annuelle pour la seule mise en œuvre de la stratégie nationale bas carbone, et ces dépenses ne peuvent être reportées sur les acteurs privés.</li>
<li>Au moins stabiliser en 2026 les autorisations d’engagement du Fonds Vert. Ce dernier envoie des signaux clairs, cohérents et exigeants sur les priorités à donner au sein des collectivités en matière de climat, tant sur le volet atténuation (rénovations globales) que d’adaptation (renaturation, lutte contre ilots de chaleur urbains etc.)</li>
<li>Réformer les modalités de gestion des dotations « vertes », dont le Fonds Vert, pour les rendre plus efficientes. L’État aurait tout à gagner à transformer ces dotations en un outil contractualisé, prévisible et pluriannuel accompagnant le processus de territorialisation de la planification écologique. Versées au moins en partie en fonctionnement (à l’image du « Fonds Territorial Climat » souhaité en 2025 par le Sénat), ces dotations auraient un effet levier plus important sur l’investissement local.</li>
</ul>
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<h3><a id="Agriculture-et-Alimentation"></a>#Agriculture &amp; alimentation</h3>
<p><em>Contexte : les dépenses publiques pour la transition de l’agriculture et de l’alimentation en France proviennent de l’Union européenne via la PAC bien sûr, des collectivités locales, mais aussi pour près de 20% d’entre elles du budget de l’État (un tiers si on inclut également les dépenses fiscales, <a href="https://staging.i4ce.org/publication/financements-publics-systeme-alimentaire-francais-contribution-transition-ecologique-climat/" target="_blank" rel="noopener">voir <strong>I<span style="color: #ff0000;">4</span>CE</strong> 2024</a>). Ces dépenses passent notamment par les programmes 149 et 206, qui cumulent environ 3,2 milliards d’euros d’AE (Autorisation d&rsquo;engagement) en 2025. Les mesures spécifiquement dédiées à la planification écologiques dans ces programmes totalisent 400 millions d’euros en 2025, deux fois moins qu’en LFI 2024, et moins que ce qui a été finalement exécuté en 2024. La répartition de ces montants entre les différentes mesures (Plan haie, Plan protéines, Fonds souveraineté, etc.) est toujours incertaine.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>Maintenir les crédits restants de la planification écologique et les focaliser sur des mesures contribuant à la fois à la transition écologique, à l’adaptation au changement climatique, et au renforcement de l’indépendance stratégique. Le développement des filières légumineuses par exemple contribue à ces trois enjeux, ainsi que la diversification des productions végétales de manière plus générale. Rappelons que le Plan protéines n’apparait plus dans la LFI 2025, un budget devrait lui être réservé.</li>
<li>Explorer d’autres dispositifs que la subvention pour mettre en œuvre la transition écologique du secteur agricole, mais aussi de toute sa chaîne de valeur en amont et en aval (producteurs d’intrants, d’agroéquipements, coopératives, négoce, industries agro-alimentaires, distribution) : garanties d’État et prêts aidés pour couvrir le risque de transition ou le risque physique, réglementation et fiscalité incitative sur l’aval de la chaine de valeur, etc.</li>
<li>En particulier, explorer de nouvelles politiques pour mettre à contribution ces secteurs de la chaîne de valeur alimentaire voire d’autres secteurs (dépendant de la biomasse agricole pour se décarboner) dans le financement de la transition écologique des exploitations agricoles et la structuration des filières clés (légumineuses, matériaux et énergie biosourcés).</li>
</ul>
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<h3><a id="Foret-Bois"></a># Foret-bois</h3>
<p><em>Contexte : les dépenses publiques pour investir dans le renouvellement forestier et pour la filière bois ont fortement augmenté ces dernières années, via les dispositifs France Relance puis France 2030. Portées par le programme 149, les autorisations d’engagement pour 2023-24 au titre de la planification écologique dépassaient les 500M€, dont 250M€ pour le renouvellement forestier et 200M€ pour de développement et la modernisation de l&rsquo;aval de la filière-bois. La LFI 2025 a réduit drastiquement ces budgets, puisque seuls 200M€ semblent préservés pour l’ensemble de ces actions. Des incertitudes demeurent quant à l’affectation précise de ces sommes au-delà du renouvellement forestier, et notamment pour le développement du bois matériau. Dans ce contexte, il devient crucial de s’assurer que les financements apportés garantissent à la fois l’adaptation de la forêt et de la filière aux conséquences du changement climatique, ainsi que l’augmentation des capacités de séquestration et stockage du carbone dans la forêt et le bois à horizon 2050.</em></p>
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<ul>
<li>Prioriser, dans le cahier des charges des aides au renouvellement forestier, les projets « sans regrets », qui présentent un impact carbone positif à long terme mais aussi dans les trente prochaines années, et qui assurent l’adaptation des forêts au changement climatique. La reconstitution de forêts ayant déjà subi les impacts du changement climatique, en assurant la diversification des essences replantées et leur adaptation et en préservant le carbone du sol, est notamment à prioriser. Le gouvernement peut s’inspirer du cadre français de certification carbone, le Label Bas-Carbone pour identifier ce qui a un impact positif dans les trois prochaines décennies et permet de limiter l’effet d’aubaine.</li>
<li>Préserver les financements aux industries de transformation du bois, qui contribuent à l’atténuation et vont devoir s’adapter aux conséquences du changement climatique sur les forêts, et en particulier les aides au développement du bois matériau et à la valorisation du feuillu. Néanmoins, il convient d’être vigilant quant aux ressources en bois nécessaires aux projets déjà financés, notamment ceux en faveur du bois-énergie qui captent aujourd’hui une grande partie des aides.</li>
<li>Adapter les forêts au changement climatique ne nécessite pas que de l’investissement en forêt ou dans les industries. Il est également nécessaire de préserver les financements qui soutiennent des missions clés : réseaux d’observation, veille sanitaire et gestion de crise, transfert de connaissance entre recherche et gestion, expérimentation, dialogue forêt-société&#8230; Ces missions sont généralement portées par les établissements publics en charge de la forêt et du bois (ONF, CNPF, DSF, IGN…) dont les moyens humains ont globalement été orientés à la baisse dans les 10 dernières années.</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://staging.i4ce.org/recommandations-i4ce-projet-loi-finances-2026-climat/">Les recommandations d’I4CE pour le projet de loi de finances 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://staging.i4ce.org">I4CE</a>.</p>
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